Présentation générale du département de la Vendée
I \ Milieu naturel
1 \ Littoral
Le littoral vendéen présente une morphologie très variée : côtes rocheuses, plages de sable, estuaires, baies abritées, marais rétro-littoraux, marais salants, dunes, prés salés, vasières…
Le littoral vendéen totalise 250 km de côtes et 2 îles principales.
La côte est essentiellement formée de plages de sable et de dunes. Quelques zones rocheuses se trouvent ponctuellement sur les communes de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Brétignolles-sur-Mer, et de façon plus importante, des Sables-d’Olonne à Saint-Vincent-sur-Jard.
Au Nord de la Vendée, en limite de la Loire-Atlantique, se situe la Baie de Bourgneuf, elle est exposée aux vents et à la houle de Nord-Ouest, mais bien abritée dans son Sud-Ouest par l’île de Noirmoutier.
Au Sud de la Vendée et en limite de la Charente-Maritime se trouve la Baie de l’Aiguillon. Elle est à l’extrémité Est du Pertuis breton, bras de mer qui sépare l’île de Ré des côtes vendéennes.
À proximité de ces baies, abritées derrière des réseaux de digues, se trouvent des zones de marais gagnées sur la mer, par l’homme au cours des siècles. Au Nord-Ouest, se trouve le Marais breton alors qu’au Sud de la Vendée s’étend le Marais poitevin.
Une dizaine d’estuaires se trouve à l’embouchure de fleuves côtiers plus ou moins importants. Ils sont fermés par des portes activées suivants les marées et les besoins d’évacuation de l’eau douce.
Les fleuves les plus importants sont : la Sèvre niortaise, le Lay, le Payré, l’Auzance, et la Vie.
2 \ Marais breton
En forme de triangle, il s’étend depuis Bouin au Nord, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie au Sud et jusqu’à Challans à l’Est. Il est formé de polders, de prairies humides, et est irrigué par une multitude de petits canaux : les étiers. Ces étiers sont formés d’eau douce venant des précipitations. Ils s’évacuent dans la baie de Bourgneuf par de petits estuaires. Il s’agit du port du Collet, du port des Champs, du port du Bec et du grand étier de Sallertaine. Il existe également une évacuation par le Sud, avec un étier qui rejoint le Ligneron puis la Vie pour s’évacuer à Saint Gilles-Croix-de-Vie.
3 \ Marais poitevin
Le marais poitevin se situe au Sud d’une ligne allant de Longeville-sur-Mer à Luçon puis à Fontenay-le-Comte. C’est la seconde zone humide de France. Il est formé de deux sortes de marais. Le marais desséché qui représente la plus grande superficie et le marais humide. Ces marais sont associés à un réseau hydrographique très dense et complexe. Le marais desséché est un grand polder dans lequel la gestion des portes d’évacuation de l’eau permet de limiter les inondations, et de maintenir suffisamment d’eau pour une irrigation naturelle. Le marais humide, est un endroit où l’eau est présente en permanence. Les inondations font partie de la vie de ces territoires, même si l’homme tente d’en limiter les effets. La partie la plus touristique du marais humide « la Venise verte » ne concerne que le Mazeau, Damvix et Saint-Sigismond sur le territoire vendéen.
4 \ Les îles
L’île de Noirmoutier est reliée à la côte par 2 axes : le passage du Gois, route submersible à marée haute, et le pont de Noirmoutier qui permet un accès permanent excepté lorsque le vent dépasse 100 km/h. A 4 km au nord-ouest de Noirmoutier se trouve une petite île inhabitée sur laquelle est installé un phare : l’île du Pilier. Tout ce secteur Nord de Noirmoutier présente un caractère rocheux bien marqué, alors que le sable est bien plus présent sur le reste de la façade Ouest. L’île de Noirmoutier a une altitude qui varie de 0 à 20 m seulement. Une large partie centrale de l’île est formée de polder et de marais salants, ces polders se prolongent vers le Sud de l’île sur son littoral Est.
L’Île-d’Yeu se situe à 25 km du continent. Une liaison en bateau vers Port-Joinville est réalisée à partir de Fromentine toute l’année, et depuis de Saint-Gilles-Croix-de-Vie pendant la saison estivale. Ces navettes dépendent des horaires de marées. Il est également possible de se rendre à Port-Joinville en hélicoptère à partir de Fromentine. De plus, l’île dispose d’un aérodrome pour l’aviation légère. L’Île d’Yeu est une île rocheuse, en plateau, avec des altitudes essentiellement comprises entre 10 et 32 m. La partie la plus basse, sableuse, se trouve sur la façade Nord-Est.
5 \ Bocage
Le bocage couvre la majeure partie de la Vendée. Il correspond à des paysages agricoles de champs entourées de haies. Il s’étend vers les Deux-Sèvres à l’Est d’un axe Challans vers les Sables d’Olonne et vers la Loire-Atlantique au Nord d’un axe les Sables-d’Olonne vers Fontenay-le-Comte. L’essentiel de ce territoire s’appelle le bas bocage, il est peu vallonné et irrigué par des rivières paisibles le Lay, La Vie et la Boulogne. Le haut bocage est situé au Nord-Est d’une ligne allant des Herbiers vers Pouzauges, il propose un relief plus marqué.
La Sèvre nantaise limite la Vendée vers les Deux-Sèvres à l’Est et la Vendée vers le Maine-et-Loire au Nord-Est.
Malgré un nombre important d’ouvrages hydrauliques (seuils, chaussées de moulins, déversoirs, etc.) le relief rend cette rivière plus capricieuse avec des crues un peu plus rapides que dans le bas bocage.
C’est dans le haut bocage que se trouvent les plus hautes collines vendéennes. Saint-Michel-Mont-Mercure culmine à 290 m, le puy Crapaud à 269 m et le mont des Alouettes à 232 m.
6 \ Plaine
Cette région étroite, située entre le bocage et le marais poitevin, est traversée par le Lay. Elle présente peu de relief. Elle est favorable aux cultures céréalières sur des parcelles de grandes dimensions.
7 \ Forêts
Avec seulement 5,2 % de sa superficie couverte par des forêts, la Vendée est le second département le moins boisé de France. En dehors de nombreux petits bois, on ne trouve que 3 massifs forestiers : la forêt de Mervent au Nord de Fontenay-le-Comte qui se compose surtout de chênes, alors que sur le littoral la forêt des Pays de Monts et la forêt d’Olonne sont plantées de pins.
II \ Climat
1 \ Climat dominant
La Vendée est sous l’influence d’un climat océanique, comme tous les départements bordant l’Atlantique.
Les vents dominants viennent du Sud-Ouest et apportent douceur et humidité. De plus, l’inertie thermique de l’océan modère la chaleur en été et atténue le froid en hiver.
La côte vendéenne, comme celle de la Charente-Maritime bénéficie d’un ensoleillement remarquable. Avec plus de 2300 heures de soleil par an, le soleil brille plus longtemps que sur tous les autres départements du littoral atlantique, sans atteindre les durées d’ensoleillement de la côte méditerranéenne.
En moyenne à la Roche-sur-Yon 900 mm de pluie tombent en 120 jours, ces valeurs sont un peu plus faibles sur la côte et un peu plus élevées dans le Nord-Est vendéen.
La moyenne mensuelle des températures les plus froides se situe vers 2 °C en hiver, alors qu’en été la moyenne mensuelle des températures les plus chaudes s’approche des 25 °C.
Pour le vent, dans les terres, il dépasse les 60 km/h pendant 45 jours chaque année, et dépasse les 100 km/h 2 journées par an. Pour compléter cette description, on note 56 jours avec du brouillard, 13 jours avec de l’orage, 3 jours avec de la grêle et 5 jours avec des flocons de neige. Néanmoins, autour de ces valeurs moyennes de pluie, de températures et de vents, de nombreux paroxysmes climatiques peuvent entraîner des conséquences pour la population.
2 \ Températures
L’été, les températures maximales sont plus élevées dans les terres et surtout en Sud Vendée (plaine et Marais Poitevin), alors que l’océan limite la hausse des températures sur la côte si le vent a une composante maritime (du Nord-Ouest au Sud-Sud-Ouest), cette atténuation disparaît pratiquement lorsque le vent vient de l’Est.
Les valeurs les plus élevées ont été enregistrées en août 2003, elles s’élèvent jusqu’à 41,9 °C sous abri dans les terres.
L’hiver, toujours en raison de l’influence maritime, les gelées sont moins fortes et moins fréquentes en bord de mer que dans les terres. De plus, même si le relief de l’Est de la Vendée n’est pas très élevé (290 m), cette altitude entraîne naturellement une baisse des températures de 2 à 3 degrés.
Les valeurs les plus basses qui ont été enregistrées s’abaissent jusqu’à -17°C sous abri, valeurs déjà atteintes en février 1956 et en février 1986.
3 \ Vents
Les vents les plus fréquents viennent du Sud-Ouest et du Nord-Est.
Mais les vents les plus forts sont orientés du Sud-Ouest à l’Ouest.
Le vent est évidemment plus fort sur la côte que dans l’intérieur, ainsi, à l’Île-d’Yeu, il souffle à plus de 60 km/h pendant 98 jours par an et dépasse les 100 km/h 5 fois chaque année.
Il faut aussi compter avec les rafales sous orages, voire les tornades. Dans un passé récent, de violentes rafales associées à un orage ou à une tornade ont fait des dégâts importants à Saint-Hilaire-le-Vouhis.
Ces événements restent encore difficiles à prévoir dans l’état de l’art des météorologistes. Les plus fortes tempêtes en Vendée se sont produites en décembre 1999 avec Lothar et Martin où 162 km/h ont été enregistrés sur l’Île d’Yeu le 27 décembre (des valeurs supérieures se sont probablement produites sur la plaine, mais les dégâts n’ont pas permis de les enregistrer), et le 28 février 2010 avec Xynthia.
4 \ Précipitations
En moyenne, les pluies s’approchent des 100 mm par mois en hiver, et environ 50 mm par mois en été. Ces valeurs moyennes cachent des variations importantes. Des périodes sèches peuvent parfois perdurer plusieurs mois, et à l’inverse, la Vendée peut faire face à des situations très pluvieuses, notamment l’automne et l’hiver lors des passages perturbés successifs.
Cependant, des orages d’été avec de fortes pluies (exemple 85 mm en 24 heures à Pouzauges) peuvent entraîner des débordements des réseaux d’eaux pluviales en agglomération, voire des coulées de boue, mais aussi des inondations rapides, notamment sur la sèvre nantaise.
Les fortes pluies d’automne et d’hiver génèrent fréquemment des inondations plus lentes avec des conséquences sur tous les cours d’eau et en particulier le long du Lay dans la plaine.
5 \ Marées, surcotes, et vagues
Comme tous les départements limitrophes de l’Atlantique, les côtes vendéennes sont soumises aux marées sur un cycle d’environ 12 heures. L’amplitude de la marée est variable dans le temps autour d’une valeur moyenne.
Le coefficient de marée est un indicateur de cette amplitude. Ce coefficient varie de 20 à 120. Lorsque le coefficient est inférieur à 45, le marnage (amplitude de la marée) est faible, il y a peu d’écart de niveau entre la marée basse et la marée haute, c’est une période dite de mortes-eaux. À l’inverse, lorsque le coefficient est supérieur à 95, le marnage est important, l’écart de niveau entre la marée basse et la marée haute conséquent, c’est une période de vives-eaux.
En Vendée, certaines zones de marais (marais breton, marais poitevin, île de Noirmoutier), ainsi que les embouchures des fleuves ont des altitudes inférieures aux niveaux atteints par les plus hautes mers. Les terres sont protégées par des digues et les fleuves sont protégés par des portes. Ces portes peuvent s’ouvrir à marée descendante pour évacuer l’eau douce, et se refermer à marée montante pour empêcher l’intrusion d’eau de mer.
En période de tempêtes, la baisse de la pression atmosphérique liée à la présence de la dépression qui génère cette tempête provoque une première élévation du niveau de la mer par rapport à son niveau théorique. De plus, le vent qui souffle vers la côte entraîne une accumulation d’eau, qui se retrouve accentuée par la remontée des fonds et par le rétrécissement d’un estuaire. Ces phénomènes provoquent une élévation supplémentaire du niveau de la mer. L’addition de toutes ces élévations définit la surcote. De plus, lors de ces périodes avec une météo agitée, le sommet des vagues apporte une hauteur d’eau supplémentaire, alors que les longues houles disposent d’une énergie mécanique importante capable de fragiliser les défenses contre la mer.
Lorsque ces surcotes se produisent pendant une marée basse, elles n’ont aucune conséquence. Par contre, quand une surcote est synchronisée avec la marée haute, les niveaux atteints par la mer peuvent dépasser les niveaux habituels et même se retrouver au-dessus du niveau des plus hautes marées astronomique (PHMA) c’est-à-dire plus haut qu’une marée haute avec un coefficient de 120.
III \ Géographie humaine
1 \ Répartition de l’habitat sur la zone
Le département reste sous faible influence urbaine. Un quart seulement de la population vit dans de grands pôles urbains, soit la proportion la plus faible des départements de la région Pays de la Loire. La ruralité est très marquée pour le département vendéen.
2 \ Bassins de vie
Dans les modélisations de l’Insee, la Vendée est découpée en 6 zones d’emploi :
La Roche-sur-Yon, Vendée Est, Vendée Sud, Vendée Ouest, plus 2 zones d’emploi interdépartementales autour de Nantes (zone de Montaigu) et de Cholet (zone des Herbiers).
3 \ Répartition de la population
Nombres d’habitants
Au 1er janvier 2015, la Vendée compte 666 714 habitants, soit 18 % des résidents des Pays de la Loire.
Structure d’âge
La Vendée connaîtrait un vieillissement accéléré de sa population, avec une moyenne d’âge de 46 ans en 2040, contre 41 ans en 2007. En particulier, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus devrait doubler de 2007 à 2040 pour atteindre 310 000 habitants : les seniors représenteraient alors 36 % de la population vendéenne.
Si ce vieillissement s’explique en partie, à l’instar des autres départements français, par les arrivées aux âges élevés des générations nombreuses nées pendant les Trente Glorieuses, il est également amplifié par l’arrivée des populations nouvelles. Conséquence d’un vieillissement plus marqué que la moyenne nationale, le nombre de décès dépasserait celui des naissances aux alentours de 2030 (en supposant que les tendances récemment observées se répliquent au fil des ans).
Un département attractif à l’exception des jeunes âgés de 15 à 25 ans. Les principaux échanges du département vendéen se feraient avec les départements limitrophes (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Charente Maritime, Deux-Sèvres) mais également avec la région parisienne. Globalement positif avec tous les départements limitrophes, le solde de ces échanges s’avère important avec la région Île-de-France. La Vendée attirerait des populations âgées de plus de 30 ans, dont une part importante de personnes de plus de 60 ans. Rapporté à la population par âge, le nombre de migrations est particulièrement important chez les jeunes retraités. En revanche, le solde migratoire est déficitaire dans la tranche d’âge des 20-24 ans, traduisant notamment l’attrait des jeunes Vendéens pour la capitale régionale.
Variation annuelle de la population
Au cours des cinq dernières années, la Vendée a gagné 41 000 habitants, soit un peu plus de 8 000 personnes supplémentaires chaque année.
L’Insee précise que « si les tendances démographiques actuelles se confirment au cours des trente prochaines années, le département de la Vendée comptera 840 000 habitants à l’horizon 2040. Sa population augmenterait ainsi de 1,0 % chaque année, soit plus de 7 000 nouveaux habitants. Avec 240 000 habitants supplémentaires entre 2007 et 2040, la Vendée pourrait ainsi héberger, si les tendances démographiques se confirmaient et sans tenir compte des contraintes exogènes qui pourraient modérer ce résultat, une population nouvelle correspondant à plus de 4 fois la population de la Roche-sur-Yon.
Le dynamisme démographique est particulièrement important dans les communes du rétro-littoral, c’est-à-dire les communes situées à l’arrière du trait de côte ainsi qu’au nord du département (zone limitrophe de la LoireAtlantique). En revanche, une croissance plus modérée, voire négative, s’observe dans certaines communes.
Les migrations façonneraient la démographie vendéenne. La croissance de la population vendéenne, 2ᵉ plus fort rythme de croissance des départements de France métropole derrière le Tarn-et-Garonne, serait en légère atténuation à l’horizon 2040. Elle serait le reflet des migrations résidentielles avec un solde migratoire (résultante des entrées et des sorties du territoire) très important et compris entre 7 000 et 8 000 personnes en moyenne chaque année.
Variation saisonnière de la population
La population varie au cours de l’année. Dans le bassin de vie de La Tranche-sur-Mer, en août, la population est multipliée par 9 par rapport à la population annuelle résidente. Sur le même mois, le facteur est de 7 sur le secteur de Saint-Jean-de-Monts.
IV \ Activité économique
1 \ L’emploi
La Vendée est le département le plus créateur d’emplois dans la région des Pays de la Loire depuis le début des années 2000, grâce au dynamisme de ses entreprises et à un tissu productif diversifié. Les emplois dans les fonctions de fabrication et du BTP y sont plus répandus qu’ailleurs, en raison du caractère industriel prononcé de l’économie vendéenne et du dynamisme de la construction. Le chômage y est plus faible qu’au niveau régional et encore plus si on le compare au niveau national. Sur le marché du travail, les actifs alternant contrats courts et chômage sont plus nombreux qu’ailleurs, en raison notamment de l’activité saisonnière liée au tourisme.
2 \ L’agroalimentaire
L’agroalimentaire est la principale industrie vendéenne, en nombre d’emplois salariés. Les « Vendéopôles » sont des parcs d’activités départementaux attractifs pour les entreprises. Ils sont situés à proximité des axes de transport. 1 804 établissements emploient 51 301 salariés.
3 \ L’artisanat
L’artisanat constitue la pépinière des industries. La Vendée est caractérisée par une forte proportion d’établissements de moins de 10 salariés (89,6 %).
4 \ Les services et le commerce
Les services représentent 11 191 établissements pour 67 710 emplois salariés.
Le commerce : 5 538 points de vente en 2010, 1 187 000 m² de surfaces de vente, 3.1 milliard de chiffre d’affaires, 22 387 emplois rattachés.
5 \ L’agriculture
La Vendée est le 2ᵉ département agricole de France, et le 1er producteur de bovins, de canards à rôtir, de lapins et de cailles.
6 \ L’activité maritime
La pêche : elle représente 9,5 % de la pêche française en termes de chiffre d’affaires, elle est forte de 262 navires et 725 marins, 13 292 tonnes de marchandises ont été débarquées en 2013. La Vendée possède 5 ports de pêche : les Sables-d’Olonne, Noirmoutier-en-l’Île, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l’Île-d’Yeu et l’Aiguillon-sur-Mer. Le port de pêche des Sables-d’Olonne est au 6e rang des ports de pêche français, celui de Saint-Gilles-Croix-de-Vie se place au 1er rang pour la sardine.
L’ostréiculture produit environ 10 000 tonnes d’huîtres chaque année alors que la conchyliculture fournit 5000 tonnes de moules. Les producteurs se répartissent dans la baie de Bourgneuf, sur l’île de Noirmoutier, à la Gachère, dans l’estuaire du Payré, et en baie de l’Aiguillon.
La plaisance : cette activité est étroitement liée au développement du tourisme. Le groupe Bénéteau est un leader mondial de la construction de voiliers, monocoques ou multicoques. La Vendée dispose de 8 ports de plaisance totalisant 4 400 anneaux disponibles. Plus de 200 centres d’activités nautiques proposent des activités de loisirs : du surf, du kitesurf, du kayak de mer, de la plongée, de la planche à voile…
Le commerce maritime : le port de commerce des Sables d’Olonne enregistre en 2013 un tonnage de marchandises de 963 554 tonnes, et 481 navires (dont 139 cargos, 196 sabliers et 146 rotations pour l’avitaillement de l’Île-d’Yeu).
Près de 650 000 passagers transitent entre le continent et l’Île-d’Yeu chaque année via les gares maritimes de Fromentine et de Port-Joinville.
7 \ Le tourisme
La capacité touristique s’élevait en 2013 à 823 500 lits. L’hébergement touristique marchand représentait 32 % de cette capacité soit 263 000 lits et l’hébergement touristique non marchand (résidences secondaires) en représentait 68 % soit 560 500 lits. Cela représente plus de 35 millions de nuitées dont 60 % sont réalisées au mois de juillet et août et 20 % d’avril à juin.
Le tourisme littoral occupe une place de premier plan dans l’économie touristique vendéenne. Il représente près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les 24 communes littorales du département accueillent chaque année 4 millions de touristes, dont 13 % d’étrangers. Plus de 28 millions de nuitées y sont consommées chaque année.
La Vendée est au 4e rang des destinations de vacances des Français et le 1er département en nombre de campings (342).
8 \ Secteur nucléaire et radiologique
Industrie nucléaire
La Vendée ne dispose pas de Centre nucléaire de production d’électricité (CNPE). Les centrales les plus proches sont à Chinon dans l’Indre-et-Loire (80 km dans l’Est-Nord-Est de la Vendée), à Civaux dans la Vienne (90 km dans l’Est), à Brennilis dans le Finistère (190 km dans le Nord-Ouest) et au Blayais en Gironde (110 km dans le Sud).
Industrie radiologique
A Pouzauges, la société Ionisos est une Installation nucléaire de base (INB) qui effectue de la stérilisation par exposition devant une source radioactive.
9 \ Secteur sanitaire
Hôpitaux publics avec service d’urgence
Le centre hospitalier départemental à La Roche-sur-Yon, complété par ses sites de Luçon et de Montaigu, le centre hospitalier Loire-Vendée-Océan à Challans, le centre hospitalier Côte de Lumière à Olonne-sur-Mer, le centre hospitalier de Fontenay-le-Comte.
Cliniques privées avec service d’urgence
La clinique Porte Océane à Olonne-sur-Mer, la clinique Saint-Charles à La Roche-sur-Yon.
Autres établissements de santé
L’hôpital de l’Île-d’Yeu, l’hôpital de Noirmoutier, l’hôpital des Collines Vendéennes à La Chataigneraie, les centres hospitaliers Loire-Vendée-Océan à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et à Machecoul (44).
La clinique Sud-Vendée à Fontenay-le-Comte, la clinique Centre-Vendée à Essarts-en-Bocage.
Le centre hospitalier spécialisé Mazurelle à La Roche-sur-Yon, le centre de réadaptation Villa Notre Dame à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le centre national gériatrique La Chimotaie à Cugand et le centre de médecine physique et de réadaptation les Clousis à Saint-Jean-de-Monts.
V \ Transports et flux
1 \ Infrastructures routières et autoroutières
Les autoroutes
Deux autoroutes traversent la Vendée :
L’A83 pour l’axe Nantes-Niort qui permet aux véhicules de faire la liaison entre la Bretagne et l’autoroute A10 vers Bordeaux.
L’A87 pour l’axe la Roche-sur-Yon / Angers. Cette autoroute se prolonge sur une départementale en 2 fois 2 voies entre la Roche-sur-Yon et les Sables-d’Olonne. Lors des grandes migrations estivales, le péage de La Roche-sur-Yon peut arriver à saturation.
Voies départementales et voies communales
La Vendée dispose d’un réseau de routes départementales important, complété par un maillage fin de routes communales. Les axes principaux en 2 fois 2 voies sont essentiellement en étoile autour de La Roche-sur-Yon : vers Les Sables-d’Olonne, vers Montaigu, vers Bournezeau et vers Challans. Ce réseau est actuellement en cours d’extension, notamment vers le Nord-Ouest.
2 \ Infrastructures ferroviaires
Axes principaux en voies électrifiées
Nantes – La Rochelle (doubles voies) ;
La Roche-sur-Yon – Les Sables-d’Olonne (voie unique).
Axes en voie unique non électrifiée
La Roche-sur-Yon – Pouzauges ;
Nantes – Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
3 \ Transport aérien
Aérodromes
Aucune ligne régulière ne dessert la Vendée toute l’année. L’aérodrome le plus important se trouve à la Roche-sur-Yon, il accueille quelques vols commerciaux, de l’aviation d’affaire, et de l’aviation de loisirs.
Les Sables-d’Olonne et l’Île-d’Yeu dispose également d’un aérodrome avec une activité significative, notamment en période estivale.
Hélicoptères
Il existe une liaison régulière, fonctionnant toute l’année, entre l’Île-d’Yeu et le continent à Fromentine.
4 \ Transport maritime
Transport de passagers
Des liaisons maritimes régulières sont organisées toute l’année au départ de Fromentine vers l’Île-d’Yeu.
Deux sociétés interviennent : Yeu-Continent et la Compagnie Vendéenne. Pendant l’été, cette dernière société propose également des départs vers l’Île-d’Yeu depuis Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Barbâtre.
Transport de fret
Les Sables-d’Olonne dispose d’un port de commerce avec un bassin à flot fermé par une porte écluse.
5 \ Réseau de transport et de distribution des énergies et d’approvisionnement
Réseaux de distribution de gaz (gazoduc)
Toutes les communes de Vendée ne bénéficient pas d’une alimentation en gaz. Pour celles qui en disposent, le gaz est distribué à partir d’un réseau moyenne pression sous la responsabilité de GRTgaz, ou à partir de citernes réapprovisionnées par camion.
Les sociétés Sorégies, GrdF, et Butagaz desservent les clients finaux depuis le réseau GRTgaz après une station diminuant la pression, ou à partir des citernes.
Réseaux de distribution d’hydrocarbure
Le ravitaillement en hydrocarbure est réalisé par camion à partir de la raffinerie de Donge (Saint-Nazaire) ou du dépôt pétrolier de La Pallice (La Rochelle).
Réseaux de distribution de l’eau
Pour fournir de l’eau potable aux habitants, la Vendée utilise essentiellement de l’eau de surface, à partir d’une douzaine de barrages plus ou moins importants. Quelques forages complètent la ressource.
Vendée-eau organise la distribution. Pour limiter les effets d’une éventuelle pénurie en période de sécheresse prolongée, le réseau est interconnecté au niveau départemental, ainsi qu’au niveau interdépartemental, notamment avec la Loire-Atlantique.
Vendée-eau confie l’exploitation des ouvrages de production et de distribution à 4 sociétés : Véolia-eau, Saur, STGS, et la Nantaise des eaux.
Point particulier, l’Île-d’Yeu est alimentée par une conduite sous-marine de 18 km. L’eau est prélevée au barrage d’Apremont